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Chute de cheveux saisonnière : comprendre et agir

Pic de chute entre septembre et novembre : pourquoi il survient, les 3 repères qui distinguent le normal du préoccupant, et à quel moment consulter.

Feuilles d'automne dorées sur lin crème avec un cheveu délicat, illustration de la chute de cheveux saisonnière

La chute de cheveux saisonnière est un pic temporaire de perte, concentré entre septembre et novembre, qui dure quatre à huit semaines. Il correspond à une synchronisation du cycle pilaire : des cheveux basculés en phase de repos pendant l'été tombent ensemble deux à trois mois plus tard. Trois repères permettent de savoir si ta chute relève de ce phénomène ou mérite un avis médical : sa durée, la présence du bulbe sur les cheveux tombés, et l'état de la densité globale.

Le cycle du cheveu, en trois phases

Perdre des cheveux est un processus normal et permanent. Chaque cheveu suit un cycle indépendant de ses voisins.

Phase Ce qui se passe Durée Part de la chevelure
Anagène Croissance active 2 à 6 ans 85 à 90 %
Catagène Transition, le follicule se met au repos Quelques semaines 1 à 2 %
Télogène Repos, puis chute poussée par le cheveu suivant 2 à 3 mois 10 à 15 %

Conséquence mathématique : perdre entre 50 et 100 cheveux par jour est physiologique. Le point clé est ailleurs : chaque cheveu qui tombe en fin de cycle est normalement remplacé par un nouveau, dans le même follicule. La chute ne devient un problème que si le remplacement ne suit pas, ce qui n'est pas le cas dans la chute saisonnière.

Pourquoi l'automne ?

Plusieurs travaux ont observé une variation saisonnière de la proportion de cheveux en phase télogène, avec un maximum en fin d'été. Le scénario dominant est le suivant : pendant l'été, un nombre inhabituel de cheveux bascule en phase de repos, plus ou moins en même temps. Comme cette phase dure deux à trois mois, ces cheveux programmés en juillet et août tombent ensemble en septembre et octobre.

Des facteurs aggravants s'ajoutent souvent : les UV qui ont oxydé le cuir chevelu et la fibre pendant l'été, sujet traité dans notre article sur la réparation post-été, le stress de la rentrée, et les changements de rythme.

Chute normale ou chute à surveiller : les 3 repères

  1. La durée. Une chute saisonnière s'étale sur quatre à huit semaines. Au-delà de trois mois d'une chute nettement augmentée, ce n'est plus le calendrier qui est en cause.
  2. La nature du cheveu tombé. Un cheveu de fin de cycle tombe entier, avec un petit renflement blanc à la base, le bulbe. Des cheveux cassés net, sans bulbe, relèvent de la casse et non de la chute : le sujet est alors la fibre, traitée dans les 10 signes des cheveux abîmés.
  3. La densité globale. Une chute saisonnière ne crée ni zone clairsemée, ni élargissement durable de la raie.

Consulte un médecin ou un dermatologue si la chute dure plus de trois mois, si elle crée des plaques ou des zones dégarnies, si elle s'accompagne d'autres symptômes (fatigue inhabituelle, troubles du cycle, variations de poids), ou si elle suit un événement particulier comme un accouchement, un choc ou une maladie. Les chutes non saisonnières ont des causes identifiables, carence en fer, thyroïde, post-partum, stress intense, et se traitent très bien une fois diagnostiquées.

Les bons gestes pendant la période

L'objectif n'est pas de stopper un phénomène naturel, mais d'offrir aux nouveaux cheveux les meilleures conditions de démarrage. Pendant que les anciens tombent, la relève pousse déjà.

  • Soigne le cuir chevelu. Lavages réguliers et doux, massage de deux à trois minutes du bout des doigts à chaque shampooing, rinçage tiède puis frais. Les actifs tonifiants du Shampooing /RESET, caféine et huile de romarin, soutiennent un environnement folliculaire favorable : leurs effets réels et leurs limites sont détaillés dans notre article sur la caféine.
  • Réduis les agressions mécaniques. Coiffures souples, brossage doux, pas d'élastiques serrés. Inutile d'ajouter de la casse à la chute.
  • Soigne le terrain général. Sommeil, alimentation apportant protéines, fer et zinc, gestion du stress. Les compléments alimentaires peuvent accompagner, jamais remplacer un diagnostic si la chute sort des repères ci-dessus.

Ce qui se passe ensuite

Chaque cheveu tombé en fin de cycle a déjà son successeur en route dans le même follicule. Les petits cheveux courts qui apparaissent sur le contour du visage et la raie dans les semaines suivantes sont précisément cette repousse : c'est un signe de bonne santé, pas de casse.

Compte ensuite quelques mois pour que ces nouveaux cheveux gagnent en longueur et redonnent à la chevelure sa densité visuelle habituelle. Profite de la période pour renforcer les longueurs existantes avec la routine en 4 étapes, et note tes observations d'une année sur l'autre : connaître son propre rythme saisonnier change beaucoup la façon de vivre le mois d'octobre.

Pendant la chute : donner du corps aux cheveux qui restent

Quand la densité baisse temporairement, ce qui se voit surtout, c'est le manque de volume aux racines. Le Duo Volume (shampoing + après-shampoing à la kératine, caféine et romarin) est pensé pour cette période : il ne stoppe pas la chute, il tonifie le cuir chevelu et redonne de la matière aux cheveux présents, sans silicone qui alourdirait une chevelure déjà clairsemée.

L'essentiel sur la chute saisonnière

  • Pic de 4 à 8 semaines entre septembre et novembre, lié au cycle pilaire.
  • 50 à 100 cheveux par jour est la norme hors pic.
  • Cheveu avec bulbe blanc = chute normale. Cheveu cassé net = problème de fibre.
  • Aucun shampooing ne stoppe une chute saisonnière : les cheveux étaient programmés pour tomber.
  • Plus de trois mois, des plaques ou d'autres symptômes : consultation médicale.

Questions fréquentes sur la chute saisonnière

Combien de cheveux est-il normal de perdre par jour ?

Entre 50 et 100 en temps normal, et sensiblement plus pendant le pic saisonnier. C'est la durée et la présence du bulbe qui distinguent le normal du préoccupant, pas le comptage exact.

Combien de temps dure la chute saisonnière ?

Généralement quatre à huit semaines, entre septembre et novembre. Une chute nettement augmentée qui dépasse trois mois justifie une consultation.

Les hommes et les femmes sont-ils également concernés ?

Oui. Le phénomène est simplement plus remarqué sur cheveux longs, où les cheveux tombés sont plus visibles, et chez les personnes dont la densité est déjà fine.

Un shampooing peut-il stopper la chute saisonnière ?

Non, et méfie-toi de qui le promet : les cheveux qui tombent étaient programmés pour tomber depuis des semaines. Un shampooing doux aux actifs tonifiants soutient le cuir chevelu et la repousse, ce qui n'est pas la même promesse.

Se laver les cheveux fait-il tomber plus de cheveux ?

Non. Le lavage détache des cheveux déjà en fin de cycle, qui seraient tombés de toute façon. Espacer les shampooings ne réduit pas la chute, cela concentre simplement les cheveux tombés sur moins de lavages.

Quand faut-il consulter ?

Si la chute dépasse trois mois, crée des zones clairsemées ou des plaques, s'accompagne d'autres symptômes, ou survient après un accouchement, un choc ou une maladie. Un bilan médical identifie la cause et permet un traitement adapté.

Sources

  • Randall V. A., Ebling F. J. G., « Seasonal changes in human hair growth », British Journal of Dermatology, 1991.
  • Kunz M., Seifert B., Trüeb R. M., « Seasonality of hair shedding in healthy women complaining of hair loss », Dermatology, 2009.

Article rédigé par la rédaction KERA NEXT à partir des travaux cités. Il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas une consultation.

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